LOST TRIBE & MIKE MEF

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La musique gabonaise, depuis toujours, a connu ou connaîtra des hits. Mais on ne connaît pas toujours l’histoire cachée derrière ces sons qui nous ont fait danser, qui nous ont amusés ou divertit. Cette rubrique, « Lâche la doc du son! », a donc pour but de découvrir les coulisses de la création des morceaux qui ont marqué une personne, un label, une époque. Aujourd’hui, avec MIKE MEF, le beatmaker/Dj mais aussi directeur d’Eben Radio et co-créateur du concept de House Party, nous allons parler du titre LOST TRIBE d’Ismael Sankara.


Ce son était en avance sur son temps – Mike Mef

De Michael à Ismael

Michael Mefane (son vrai nom), a commencé la production musicale en 1999 à Libreville. Ses études le mènent en France, où, en 2006 il rencontre Eric Benquet qui lui fera confiance en lui « commandant » différentes productions de morceaux. S’ensuit une collaboration jusqu’en 2010, année du retour de Mike Mef à Libreville, qui amène celui-ci à prendre la gestion du studio de musique d’Eben Entertainement et aussi à rencontrer celui avec qui se fera le son, Ismael « Ish » Sankara. C’est au cours d’un documentaire tourné autour d’Ish justement (« The Rythm of my life ») que naîtra l’envie pour les deux de collaborer plus, ce qu’ils firent au travers d’un album sorti en 2012, entièrement enregistré dans le studio d’Eben Entertainement.

Contrairement à ce qu’on dit, je ne suis pas sorti en vampire pour avoir l’inspiration pour ce morceau – Mike Mef

America Back to Africa

« The Rhythm of my life : Ismaël Sankara » est un documentaire qui suit le “voyage de retour” d’un jeune rappeur originaire de Miami. Ce rappeur, Ish, voit au cours d’un retour en Afrique pour visite familiale, le projet de sa vie musicale reprendre vie sous ses yeux. C’est ce mélange de genre qu’illustre à propos le morceau Lost Tribe, un mélange d’africanité et d’américanité le tout dans un écrin d’hip hop. Mike Mef nous raconte que c’est en écoutant l’album « Lambarena Bach to Africa » de Pierre Akedengue et Hughes de Courson que leur est venue l’idée de Lost Tribe, un retour à la tradition teinté d’egotrip, une fusion de modernité et de tribalité. Et quand est venu le temps de la vidéo, un seul réalisateur trouva grâce à leurs yeux, de par sa rigueur et sa facilité à se visualiser entre deux mondes : Marc Tchicot.

Rendez-vous manqué

A la sortie de Lost Tribe, ce twist entre ikokou et hip hop en a surpris plus d’un. Cette fusion inattendue, qui n’a pas connu un succès populaire a manqué sa cible. La faute à un rap en anglais, par un américain sur des productions à sonorités gabonaises ? Mike Mef confie d’ailleurs à ce propos qu’un manque de communication n’a pas attiré l’attention des gabonais et que le moment de la sortie du son a mal été pensé. « Créé trop tôt hier, devenu une influence aujourd’hui » dixit le producteur. En effet, à la ré-écoute de LOST TRIBE,on se rend compte qu’avec la sortie actuelle des sons au Nigéria, en Afrique du Sud et au Ghana, ce son aurait connu une autre destinée. Repeat ?


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